RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

IMPULSER LE DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE INDUSTRIELLE ET DE L’OFFRE DE FORMATION

Apporter aux entreprises l’expertise d’ingénieurs et de managers de haut niveau est un enjeu majeur pour améliorer la compétitivité de l’économie française et développer sa capacité d’innovation. Le ministère de l’Économie est l’un des acteurs de cette politique publique, dans le cadre de la mission interministérielle « Recherche et Enseignement supérieur », avec la responsabilité du soutien à l’innovation et de la formation supérieure en matière économique et industrielle.

RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN MATIÈRE ÉCONOMIQUE ET INDUSTRIELLE

BPIFRANCE EN SOUTIEN DE L’INNOVATION

Soutenir l’innovation et le transfert de technologies permet de préparer l’avenir de l’économie en faisant émerger de nouveaux produits ou services créateurs de croissance et d’emplois. Au ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, c’est la direction générale des Entreprises (DGE) qui est en charge du pilotage de cette politique. Elle s’appuie notamment sur Bpifrance, qui a publié le référentiel « Innovation nouvelle génération », une méthode d’analyse des projets innovants permettant de caractériser l’innovation sous toutes ses formes. Pour mieux prendre en compte les projets numériques, la Banque publique d’investissement a élargi ses produits de manière à faire bénéficier de son soutien – plus de 1,2 milliard d’euros en 2015 – tous les types d’innovation.

POUR DES USINES À PRODUITS D’AVENIR

Le soutien à l’innovation des entreprises est un enjeu majeur pour la compétitivité de l’économie française. C’est l’objet de la politique des pôles de compétitivité, qui a fêté son dixième anniversaire fin 2014. Entrée dans sa troisième phase (2013-2018), cette dernière se concentre sur la performance économique des pôles, qui ont vocation à s’affirmer comme des « usines à produits d’avenir ». Objectif : transformer les travaux collaboratifs de R&D en produits, en procédés et en services innovants mis sur le marché pour favoriser les débouchés économiques et la création d’emplois dans les territoires. Sur l’année, 120 projets labellisés par les pôles et portés par les entreprises ont bénéficié des financements du Fonds unique interministériel. Le FUI leur a apporté au total 89 millions d’euros, les Régions et autres collectivités locales assurant, pour leur part, un cofinancement équivalent.

COOPÉRER SUR LES SUJETS STRATÉGIQUES

Pour encourager la recherche industrielle, la France est partie prenante des programmes européens de soutien à la R&D stratégique. Les clusters Eureka sont l’un des outils de cette politique. Initiatives de coopération intergouvernementale fédérant les pays de l’Union européenne et certains pays tiers, ces clusters permettent de focaliser les efforts de soutien à la R&D sur des projets stratégiques prioritaires, avec l’objectif de développer des coopérations technologiques dans des domaines ayant un fort effet d’entraînement sur l’innovation des branches
industrielles. Parmi les bénéficiaires de cette politique, les clusters Penta (dans le domaine de la nanoélectronique), ITEA (sur le logiciel), Celtic (dans les télécommunications et l’Internet du futur) et Euripides (pour les systèmes électroniques intelligents) sont soutenus par la DGE. Au total, près de 24 millions d’euros ont été investis pour soutenir les projets innovants portés par ces clusters.

FORMER, CHERCHER, ACCOMPAGNER LA CRÉATION…

Contribuer à la compétitivité, c’est aussi fournir aux entreprises les ingénieurs et les cadres à fort potentiel qui leur permettront d’innover et d’évoluer dans un contexte international. Les établissements d’enseignement supérieur placés sous la tutelle du ministère de l’Économie – Institut Mines-Télécom, CentraleSupélec, ENSCI, GENES – assument ce rôle de formation de haut niveau, tout en développant des activités de recherche sur les technologies de pointe – en lien étroit avec les entreprises, en particulier au sein des pôles de compétitivité – et en soutenant le transfert de technologies vers les PME et la création d’entreprises dans les territoires où elles sont implantées, par l’incubation de projets.

L’INSTITUT MINES-TÉLÉCOM, À LA POINTE DE LA RECHERCHE ACADÉMIQUE

L’Institut Mines-Télécom regroupe dix écoles (neuf formant des ingénieurs, une de management) et deux filiales. Placé sous la tutelle du Conseil général de l’économie (CGE), il forme plus de 12 000 élèves chaque année ; 7 % des ingénieurs français en sont issus. Premier acteur de la recherche académique française, l’Institut Mines-Télécom est engagé dans la création, avec l’université technique de Munich, d’une académie franco-allemande pour l’industrie du futur, annoncée le 27 octobre par le Président de la République et le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Objectif : favoriser les usages du numérique les plus innovants dans l’industrie pour renforcer sa compétitivité. Par ailleurs, l’Institut continue sa transformation, avec le lancement par le CGE des travaux sur l’évolution statutaire, visant à réunir au 1er janvier 2017 les écoles des Mines et des Télécom en un établissement unique. Cette transformation passe aussi par la fusion, sur le plan régional, entre écoles généralistes d’ingénieurs et écoles spécialisées du numérique pour encore mieux accompagner la révolution numérique en cours.

LE GENES, LA DATA SCIENCE AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ

En matière économique, le Groupe des Écoles nationales d’économie et de statistique (Genes), placé sous la tutelle métier de l’Insee, regroupe deux écoles – l’Ensae ParisTech et l’Ensai de Rennes –, le Centre de recherche en économie et statistique (Crest) ainsi que le Centre d’accès sécurisé aux données en sciences humaines et sociales (CASD), et Ensae-Ensai Formation continue. Le Genes dispose par ailleurs d’une filiale dédiée à la valorisation de la recherche et à la vente de conseil et d’expertise (Datastorm). Le Genes a poursuivi et approfondi le processus de participation de ses écoles et laboratoires de recherche au sein des campus de Paris-Saclay (pour l’Ensae et le Crest) et de l’université Bretagne-Loire (pour l’Ensai). En particulier, en partenariat avec le CNRS et l’École polytechnique, le Genes a créé une unité mixte de recherche commune qui a repris le nom Crest et qui, par sa taille et la qualité de ses travaux, joue un rôle majeur en matière de recherche scientifique en sciences économiques et sociales et en datascience. De son côté, Ensae-Ensai Formation a réussi à augmenter fortement son chiffre d’affaires, démontrant l’appétence pour les formations continues en datascience. Poursuivant ses efforts de maîtrise des coûts, le Genes met en
œuvre la stratégie visant à asseoir son développement sur des ressources propres issues de la revalorisation des droits de scolarité, de la formation continue, de la vente d’expertise (Datastorm) et de la facturation des services rendus par le Centre d’accès sécurisé aux données (CASD).

1,2

MILLIARD D’EUROS

C’est le soutien apporté à l’innovation par Bpifrance en 2015, soit 60 % de plus qu’en 2013.

LE CENTRE D’ACCÈS SÉCURISÉ AUX DONNÉES

Il permet à près de 1 000 chercheurs français de travailler sur des données confidentielles mises à disposition par des administrations. Il poursuit son fort développement – notamment en ce qui concerne les données de santé –, ce qui lui a valu d’être étroitement associé aux travaux préparatoires aux projets de loi sur la santé et sur le numérique.

Site du Centre d’accès sécurisé aux données

LES AUTRES MISSIONS DES MINISTÈRES ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS

ÉCONOMIE

CRÉER LES CONDITIONS DE LA CROISSANCE

ENGAGEMENTS FINANCIERS DE L'ÉTAT

GARANTIR LA SIGNATURE DE L’ÉTAT À TOUT INSTANT

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

FAVORISER L’ÉMERGENCE D’UNE CROISSANCE PLUS JUSTE ET RICHE EN EMPLOIS

AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT

PARTICIPER À L’EFFORT MONDIAL DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

FOCUS

2015, UNE ANNÉE HORS NORMES