AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT

PARTICIPER À L’EFFORT MONDIAL DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

La politique publique d’aide au développement vise à réduire la pauvreté dans le monde et à atteindre les objectifs définis par le Sommet spécial des Nations Unies sur le développement durable tenu en septembre 2015. Le ministère des Finances et des Comptes publics pilote une partie des moyens budgétaires qui concourent à cette politique.

AIDE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE AU DÉVELOPPEMENT

FINANCER LE DÉVELOPPEMENT : LA CONFÉRENCE D’ADDIS-ABEBA
Premier grand rendez-vous de l’année 2015, la 3e Conférence internationale sur le financement du développement s’est tenue du 13 au 16 juillet à Addis-Abeba (Éthiopie). Au cours de cette conférence a été définie une nouvelle feuille de route agréée par la communauté internationale. Principes structurants retenus par la Conférence dans sa feuille de route : la mobilisation des différents acteurs et sources de financement (qu’ils soient publics ou privés, locaux ou internationaux), l’importance de la prise en compte du climat, le rôle crucial de la mobilisation des ressources domestiques des pays dans le processus de développement et la soutenabilité de la dette. Pour sa part, la France s’est réengagée, par la voix de l’Union européenne, sur son objectif d’aide publique au développement à l’horizon 2030, avec une cible générale à 0,7 % du RNB (revenu national brut) et une cible spécifique de 0,15 à 0,20 % pour les pays les moins avancés. La feuille de route adoptée à Addis-Abeba reconnaît la contribution du Forum de Paris – dont la troisième édition s’est tenue dans un format élargi à Bercy le 20 novembre – aux échanges entre créanciers et débiteurs : c’est la première fois qu’il est mentionné dans un texte international. Le Forum de Paris est un format innovant réunissant les acteurs souverains autour des thématiques liées à la dette. Il organise plusieurs événements annuels ; ateliers en marge des assemblées de printemps des IFIs ou réunion en format plénier élargi à Paris, dont ce sera la quatrième édition en 2016.

 

DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT AUX OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Deux mois plus tard, le Sommet des Nations unies, organisé à New York du 25 au 27 septembre, a consacré l’adoption de l’agenda 2030 pour le développement durable et ses 17 Objectifs du développement durable (ODD). S’inscrivant dans le prolongement des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) adoptés en 2000 et du programme d’éradication de la pauvreté qui en découlait, ce nouvel agenda s’enrichit du concept de développement durable et place les Objectifs à un niveau universel. En s’accordant sur ces objectifs partagés, tous les pays du monde s’engagent pour la première fois à redéfinir leurs modèles de croissance et de développement en y intégrant la problématique environnementale et climatique pour les quinze prochaines années.

 

L’ACCORD DE PARIS, ABOUTISSEMENT DE LA COP21

Réunie à Paris en décembre 2015, la Conférence mondiale sur le climat (COP21) a débouché sur un accord international approuvé par consensus le 12 décembre, à l’issue de deux semaines de négociations intenses. L’Accord de Paris est, selon les termes employés pour le qualifier par le président de la COP21, un accord « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ». Ce texte représente un équilibre subtil mais très positif, incluant notamment un objectif de long terme, une logique dynamique rythmée par des cycles de cinq ans, une incitation pour tous les pays à plus de transparence et un message fort sur la nécessaire compatibilité des flux financiers avec un développement faible en émission de CO2. La Conférence de Paris a confirmé l’engagement financier pris par les pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 ; un nouvel objectif collectif devra être fixé avant 2025. Les efforts entretenus tout au long de l’année 2015 sur cette question clé de la lutte contre le changement climatique et de son financement ont culminé lors de la réunion de Lima d’octobre, avec plus de 50 ministres des finances et une vingtaine d’organisations financières internationales. Ces efforts ont confirmé la crédibilité des engagements passés – les 100 milliards de Copenhague – et ont donc contribué à l’obtention de cet accord historique. Ils ont conduit également à une évolution significative des engagements sur le climat pris par les banques multilatérales de développement et par l’Agence française de développement (AFD), à une prise en compte, sous des formes diverses, de ce sujet dans les différentes instances de la gouvernance économique mondiale : le G20, le Conseil de stabilité financière (CSF), le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

AUGMENTATION DU VOLUME D’ACTIVITÉ DE L’AFD ET RAPPROCHEMENT AVEC LA CAISSE DES DÉPÔTS
À la suite d’une réforme majeure du secteur de l’aide au développement, l’Agence française de développement va disposer de capacités financières renforcées lui permettant d’accroître ses financements aux États étrangers de 4 milliards d’euros par an en 2020, pour atteindre une capacité annuelle de financement de 12,5 milliards d’euros, dont 5 milliards consacrés à la lutte contre le changement climatique. Cette réforme s’accompagne d’un rapprochement stratégique entre l’AFD et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui donnera à ces deux institutions publiques la possibilité de démultiplier les possibles mises en commun de leurs expertises, notamment sectorielles, et d’accroître les synergies stratégiques et opérationnelles en faveur du développement économique, environnemental et social en France, en Outre-Mer et à l’étranger.

 

PLUS DE VISIBILITÉ POUR L’EXPERTISE FRANÇAISE
Née de la fusion au 1er janvier 2015 de l’Adetef (Assistance au développement des échanges en technologies économiques et financières) avec cinq autres opérateurs publics de coopération technique internationale (FEI, GIP Esther, GIP Inter, GIP SPSI et Adecri), Expertise France est la nouvelle agence française d’expertise technique internationale. Placé sous la triple tutelle des ministres de l’Économie, des Finances et des Affaires étrangères, ce nouvel opérateur contribue, en rapprochant des compétences jusqu’alors réparties entre différents ministères, à accroître la capacité d’influence de la France auprès des décideurs étrangers.

 

 

5

MILLIARDS

En accompagnement de l’accord de Paris, la France va porter ses financements climat de 3 milliards d’euros à 5 milliards d’ici 2020, principalement au travers des opérations de l’AFD.

ENGAGEMENTS DE L’AFD DANS LE MONDE

Les engagements de l'AFD dans le monde (Rapport d'activité 2015 des Ministères économiques et financiers)

ANNÉE RECORD POUR L’AFD

Avec 8,3 milliards d’euros d’engagements, l’Agence française de développement réalise une année record en termes de montants octroyés. Ses actions en faveur d’un développement à la fois économique, social et environnemental contribuent à la réduction des inégalités et des vulnérabilités ainsi qu’à la lutte contre le dérèglement climatique.

LES AUTRES MISSIONS DES MINISTÈRES ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS

ÉCONOMIE

CRÉER LES CONDITIONS DE LA CROISSANCE

ENGAGEMENTS FINANCIERS DE L'ÉTAT

GARANTIR LA SIGNATURE DE L’ÉTAT À TOUT INSTANT

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

FAVORISER L’ÉMERGENCE D’UNE CROISSANCE PLUS JUSTE ET RICHE EN EMPLOIS

RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

IMPULSER LE DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE INDUSTRIELLE ET DE L’OFFRE DE FORMATION

FOCUS

2015, UNE ANNÉE HORS NORMES

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